Divorcer ou se séparer : que devient votre assurance de prêt immobilier ?
Publié le 25 septembre 2025
10 minutes
Rédigé par nos experts de l'assurance emprunteur
Lorsque Sophie et Marc ont décidé de divorcer, ils se sont demandé ce qu’il adviendrait de leur assurance de prêt immobilier, souscrite conjointement pour leur maison. En cas de séparation, l’assurance emprunteur reste obligatoire tant que le prêt n’est pas remboursé, mais il est essentiel d’informer rapidement l’assureur pour ajuster ou modifier le contrat en fonction de la nouvelle situation familiale.
Oradéa Vie vous explique les étapes clés pour gérer votre assurance de prêt immobilier après un divorce ou une séparation, afin de protéger vos intérêts financiers.
- A retenir
- Comprendre le principe de solidarité : pourquoi êtes-vous toujours liés par le prêt ?
- Les 3 scénarios possibles pour votre bien immobilier et votre prêt
- La désolidarisation du prêt : la démarche clé pour vous désengager
- Qu’est-ce que le rachat de soulte et comment ça marche ?
- L'impact direct sur votre assurance emprunteur : adaptez votre contrat
- Vos questions sur l’assurance emprunteur en cas de séparation
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| En cas de divorce ou séparation, les co-emprunteurs restent solidaires du prêt et de l’assurance emprunteur tant que le crédit n’est pas remboursé. |
| La vente du bien, la désolidarisation du prêt ou le rachat de soulte sont les principales solutions pour régler la situation, chacune impliquant des démarches spécifiques auprès de la banque et de l’assureur. |
| Informer la banque et l’assureur, résilier ou modifier l’assurance emprunteur, voire changer d’assurance grâce à la loi Lemoine, permet de sécuriser financièrement chaque ex-conjoint. |
2. Comprendre le principe de solidarité : pourquoi êtes-vous toujours liés par le prêt ?
Lorsque vous souscrivez un prêt immobilier à deux, vous signez un contrat qui vous engage ensemble, non seulement vis-à-vis de la banque, mais aussi au titre de l’assurance emprunteur. Ce contrat fait de vous des co-emprunteurs solidaires, ce qui signifie que chacun est responsable de la totalité du remboursement du prêt, et pas seulement de sa part. En cas de séparation ou de divorce, cette solidarité juridique demeure : même si vous ne vivez plus ensemble, la banque peut exiger le remboursement intégral du prêt auprès de l’un ou l’autre des co-emprunteurs. Cette solidarité s’applique également à l’assurance de prêt, qui garantit le remboursement en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité. Ainsi, la séparation ne libère pas automatiquement les co-emprunteurs de leurs obligations financières.
3. Les 3 scénarios possibles pour votre bien immobilier et votre prêt
Scénario 1 : La vente du bien, la solution la plus simple
La vente du bien immobilier est souvent la solution la plus simple pour mettre fin à un prêt commun après une séparation. En vendant le logement, les co-emprunteurs peuvent procéder au remboursement anticipé du crédit, ce qui entraîne la résiliation définitive de l’assurance emprunteur associée. Cette opération libère chacun de ses engagements financiers liés au prêt. Cependant, il est important de bien coordonner cette démarche avec la banque et l’assureur pour éviter tout litige. Attention, si vous avez délégué votre assurance, il vous faudra prévenir l’assureur avec une copie des documents émis par la banque prouvant que le crédit est remboursé.
Scénario 2 : L'un des conjoints conserve le bien (la solution la plus courante)
Lorsque l’un des conjoints souhaite conserver le bien immobilier après une séparation, la désolidarisation du prêt est une étape clé. Ce processus permet de retirer l’autre co-emprunteur du contrat de prêt et de l’assurance emprunteur, transférant ainsi l’intégralité des responsabilités financières au conjoint restant. Pour cela, il est nécessaire d’obtenir l’accord de la banque, qui évaluera la capacité financière du bénéficiaire unique. Une fois cet accord obtenu, vous pourrez vous rapprocher de l’assureur et transférer la quotité de celui qui vend sa part à celui qui reprend le bien pour lui.
Scénario 3 : Conserver le bien en indivision
Conserver le bien en indivision après une séparation est une solution possible, mais elle comporte des risques importants. En indivision, les deux ex-conjoints restent propriétaires et solidaires du prêt immobilier et de l’assurance emprunteur, ce qui signifie que chacun demeure responsable du remboursement intégral. Cette situation peut engendrer des conflits, notamment en cas de non-paiement d’une des parties, et complique la gestion du bien.
4. La désolidarisation du prêt : la démarche clé pour vous désengager
Comment demander la désolidarisation à votre banque ?
Pour demander la désolidarisation du prêt après une séparation, un accord mutuel entre les co-emprunteurs est indispensable. La démarche commence par l’envoi d’une lettre recommandée à la banque, précisant la volonté de désolidarisation et les raisons. Il faut ensuite fournir plusieurs documents justificatifs, notamment les preuves de la nouvelle situation financière du conjoint qui souhaite conserver le prêt (bulletins de salaire, avis d’imposition) et, si possible, un accord écrit entre les parties, voire l’acte de divorce. La banque étudiera la demande avant d’autoriser la modification du contrat et la mise à jour de l’assurance emprunteur.
La banque peut-elle refuser ? Et que faire si c’est le cas ?
La banque peut refuser la désolidarisation si le co-emprunteur restant ne justifie pas d’une capacité financière suffisante pour assumer seul le remboursement du prêt. Elle examine notamment les revenus, l’endettement et la stabilité professionnelle. En cas de refus, plusieurs options sont possibles : renégocier le prêt, envisager un rachat de crédit ou changer de scénario.
5. Qu’est-ce que le rachat de soulte et comment ça marche ?
Le rachat de soulte est une opération financière permettant à l’un des ex-conjoints de racheter la part de l’autre dans un bien immobilier commun, souvent après un divorce ou une séparation. Concrètement, le conjoint qui conserve le logement rembourse à l’autre la valeur de sa part, avec un nouveau prêt immobilier. Ce rachat inclut généralement la souscription d’une nouvelle assurance emprunteur adaptée à la nouvelle situation de l’emprunteur restant. Cette solution permet de sortir définitivement de l’indivision et de libérer l’ex-partenaire de toute responsabilité sur le prêt initial, sécurisant ainsi les deux parties.
6. L'impact direct sur votre assurance emprunteur : adaptez votre contrat
Pour celui qui part : comment résilier votre part du contrat ?
Lors d’un divorce ou d’une séparation, l’assurance emprunteur souscrite conjointement doit impérativement être adaptée à la nouvelle situation. Celui qui quitte le prêt doit procéder à la résiliation de son assurance emprunteur. Cette démarche se fait généralement par lettre recommandée adressée à l’assureur, précisant la volonté de mettre fin au contrat en lien avec la séparation. La résiliation permet de libérer l’ex-conjoint de ses engagements vis-à-vis de l’assurance.
Pour celui qui reste : l’obligation de passer la quotité à 100%
De son côté, le conjoint qui conserve le bien doit modifier son contrat d’assurance emprunteur pour refléter ce changement. Cette modification consiste à ajuster les garanties et la quotité qui passera à 100% en cas d’emprunt seul, ce qui peut entraîner une révision du tarif.
Le bon moment pour changer d’assurance et faire des économies
Il est également possible d’en profiter pour changer d’assurance emprunteur, notamment grâce à la loi Lemoine qui facilite la substitution d’assurance à tout moment pendant la durée de vie du prêt. Passer d’une assurance à deux à une couverture à deux peut impacter le coût, ainsi comparer les différentes assurances entre elles peut permettre de réaliser des économies.
Il est essentiel d’informer rapidement la banque et l’assureur de la nouvelle situation afin d’éviter tout malentendu ou risque de défaut de garantie. Une bonne gestion de l’assurance emprunteur après une séparation protège les intérêts financiers de chacun, évite que l’ex-conjoint reste engagé inutilement, et garantit la continuité de la couverture pour le prêt immobilier. Enfin, il est conseillé de se faire accompagner par un professionnel ou un courtier pour optimiser les démarches et trouver la meilleure solution d’assurance adaptée à la nouvelle situation familiale.
7. Vos questions sur l’assurance emprunteur en cas de séparation
Un notaire est généralement nécessaire pour officialiser la vente du bien ou le rachat de soulte lors d’une séparation, mais pas n’est pas nécessaire pour la simple modification du contrat d’assurance emprunteur.
Les frais peuvent inclure les indemnités de remboursement anticipé, les frais de notaire en cas de vente ou rachat de soulte, ainsi que le changement d’assurance si cela est nécessaire.
En cas de PACS ou de concubinage, les règles de solidarité sur le prêt et l’assurance emprunteur s’appliquent également, mais la gestion du bien et des contrats dépendra des modalités spécifiques prévues dans l’accord ou la situation juridique.
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- A retenir
- Comprendre le principe de solidarité : pourquoi êtes-vous toujours liés par le prêt ?
- Les 3 scénarios possibles pour votre bien immobilier et votre prêt
- La désolidarisation du prêt : la démarche clé pour vous désengager
- Qu’est-ce que le rachat de soulte et comment ça marche ?
- L'impact direct sur votre assurance emprunteur : adaptez votre contrat
- Vos questions sur l’assurance emprunteur en cas de séparation






